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Les abeilles du jardin

30 mars 2026

Avril au rucher

Avril au rucher

Avril est un mois clé pour les abeilles, l’activité de la colonie explose avec l’arrivée du printemps.

  • La reine augmente fortement la ponte.
  • Le couvain (œufs, larves, nymphes) occupe une grande partie des cadres.
  • Les premières miellées démarrent (colza, fruitiers, pissenlit…).
  • La population de la colonie grandit très vite.

 

Au mois d’avril, l’apiculteur doit surveiller de près ses ruches pour adapter le volume de la ruche à la taille de la colonie. Les activités suivantes sont à prévoir :

 

Une visite de printemps approfondie

On vérifiera tout d’abord l’activité à l’entrée de la ruche (trafic de butineuses, retour de pollen) et la propreté de la planche d'envol.

Avec les températures plus douces l’apiculteur va pouvoir sortir les cadres et vérifier la présence de la reine et la qualité de la ponte (volume  de couvain, œufs, larves, couvain operculé). On vérifiera également la présence de réserves (miel et pollen).

En cas d'essaim très faible on pourra nourrir la colonie avec un peu de sirop (50/50) pour stimuler la ponte et éviter la famine avant la miellée.

 

Eviter l’essaimage

En avril le risque d’essaimage est élevé. Il faut surveiller l’encombrement de la ruche et adapter son volume. On ajoutera des cadres de cire à bâtir, et on posera éventuellement la première hausse.

Pour éviter la surpopulation on pourra diviser les colonies très fortes afin de créer un deuxième essaim ou pour renforcer une colonie plus faible.

 

Installer les nouveaux essaims

En avril tout doit être prêt pour accueillir le nouveaux essaims éventuellement commandés pendant l’hiver (préparation du rucher, nettoyage des ruches).

24 mars 2026

Atelier fabrication de peinture à l'ocre et nettoyage des ruches

Atelier fabrication de peinture à l'ocre et nettoyage des ruches

L’arrivée des nouveaux essaims approchant, il est temps de préparer les nouvelles ruches et d’entretenir le bois (mise en peinture ou passage d’huile de lin). Nous nous sommes retrouvés par une belle journée pour fabriquer une peinture naturelle et préparer les ruches pour les nouvelles colonies.

Fabrication de peinture naturelle  à l’ocre

Pour ce faire nous avons fait cuire de la farine dans de l’eau pendant 15 minutes, puis nous avons ajouté l’ocre et le sulfate de fer et fait cuire encore 15 minutes. Ensuite nous avons ajouté l’huile de lin et laissé cuire encore 15 minutes et enfin nous avons ajouté le savon noir et laissé refroidir avant la mise en pot.

Atelier fabrication de peinture à l'ocre et nettoyage des ruches
Atelier fabrication de peinture à l'ocre et nettoyage des ruches
Atelier fabrication de peinture à l'ocre et nettoyage des ruches
Atelier fabrication de peinture à l'ocre et nettoyage des ruches

Préparation des ruches

Les ruches vides ont été nettoyées puis passées à la flamme pour assurer la désinfection des bois. 

Pour limiter le risque sanitaire, les cadres des colonies qui sont mortes n’ont pas été conservés.

Atelier fabrication de peinture à l'ocre et nettoyage des ruchesAtelier fabrication de peinture à l'ocre et nettoyage des ruches
12 mars 2026

Réunion publique à Vaugneray - Frelons asiatiques

 

 

5 mars 2026

Mars au rucher

Mars au rucher

En mars, l’activité des ruches commence à s’intensifier avec l’arrivée des premières floraisons et la remontée des températures.

  • La reine intensifie sa ponte, surtout si les températures dépassent 12-15°C. Les cadres de couvain commencent à se garnir.
  • Les œufs pondus en février commencent à éclore, la population de la colonie augmente rapidement.
  • Les abeilles commencent à rapporter du pollen (noisetier, saule, prunellier, etc.), mais elles puisent encore dans leurs réserves de miel et de pollen ou de candi.

Attention, les coups de froid sont encore possible en mars/avril.

 

Si les températures dépassent 15°C l’apiculteur peut vérifier discrètement l’état de la colonie (sans ouvrir trop longtemps pour éviter un refroidissement). On s’assurera que la ruche a encore assez de miel et on complétera avec du candi. En fin de mois on pourra procéder à la visite de printemps. 

Selon la vigueur de la ruche on redimensionnera les cadres et partitions. On procédera aussi au nettoyage du plancher et au renouvellement des vieux cadres.

 

Mars est aussi le début de la lutte contre le frelon asiatique (piégeage des fondatrices qui sortent d’hibernation)

6 février 2026

Février au rucher

Février au rucher

En février, la ruche commence doucement à frémir.

  • La reine reprend la ponte très progressivement. 
  • Les ouvrières forment toujours la grappe pour maintenir la chaleur autour du couvain (≈ 34–35 °C). Dès qu’il fait un peu plus doux, elles se déplacent davantage dans la ruche.
  • Peu de sorties en février, quelques vols de propreté ont lieu lors des journées à plus de 10–12 °C, Quelques abeilles commencent à ramener les premiers pollens de la saison : noisetier, saule marsault, aulne, cornouiller et autres plantes mellifères précoces. Ce pollen, que les abeilles butineuses ramène en pelotes sur les pattes,  joue un rôle clé dans la nutrition des larves.

 

Février est souvent un mois critique, chauffer le couvain demande beaucoup d’énergie. Les réserves de miel ou de candi peuvent fondre très vite.

 

  • L’apiculteur va surveiller la présence de nourriture en vérifiant le poids de la ruche,
  • En cas de doute, on jetera un coup d’oeil rapide aux réserves, sans accéder aux cadres et on réalisera un apport de sécurité de candi.
6 février 2026

Janvier au rucher

Janvier au rucher

En janvier, la vie de la ruche est au ralenti.

  • Les abeilles sont regroupées en grappe hivernale autour de la reine. Elles vibrent leurs muscles pour maintenir une température d’environ 20–25 °C au cœur de la grappe (même s’il gèle dehors). La reine pond très peu, voire pas du tout, selon la région et la météo.
  • Les abeilles ne sortent quasiment pas, Elles vivent sur leurs réserves de miel stockées à l’automne. Elles se déplacent lentement dans la ruche pour accéder aux cadres de nourriture (c’est là que les famines hivernales peuvent arriver).
  • Parfois, un vol de propreté peut être réalisé s’il fait exceptionnellement doux (≈10–12 °C).

 

En janvier, le principal danger ne vient pas du froid, mais plutôt de l’humidité,  de l’accès à la nourriture et du varroa si les traitements d’automne n’ont pas été suffisamment efficaces.

 

  • L ‘apiculteur va vérifier le poids de la ruche, contrôler l’entrée (pas bouchée par des abeilles mortes), poser du candi si nécessaire.
  • C’est aussi le moment de préparer la saison : cadres, matériel, planification.
16 octobre 2025

Projection du film « au pays de l’abeille noire »

Mercredi 1 octobre et samedi 4 octobre, l’association a organisé la projection du Film documentaire de Samuel Toutain et Marie Alart (Guindala Production) à Cinéval à Vaugneray. 

 

Une centaine de spectateurs ont pu découvrir ce superbe film qui à remporté le prix du meilleur documentaire au festival Festivache 2025 de Saint Martin en Haut.

Projection du film « au pays de l’abeille noire »

Ce documentaire nous entraine dans la montagne cévenole au milieu des châtaigniers millénaires et des prairies luxuriantes dans l’aventure de la pollinisation qui conditionne le destin de nombreuses espèces.

 

Durant 50 minutes nous pénétrons au plus près de la vie d’un essaim au coeur d’une ruche tronc cévenole.

Projection du film « au pays de l’abeille noire »

Nous parcourons les saisons et assistons à l’activité de la ruche en commençant par le réveil printanier, quand la température se réchauffe et que les premières fleurs apparaissent. Avec le printemps c’est une explosion de fleurs et de ressources en pollen et nectar que la colonie s’emploie à récolter et à stocker puis à transformer en miel. 

L’activité de ponte de la reine est intense, les rayons se remplissent couvain, et la population de la ruche explose.

 

Certaines ruches se préparent à créer une nouvelle colonie. La ruche organise alors l’essaimage ; de nouvelles reines sont élevées et l’ancienne reine va partir avec la moitié des abeilles à la recherche d’un autre refuge (cavité dans un tronc d’arbre, …)

Après la naissance et la sélection de la nouvelle reine nous assistons au vol nuptial puis au renouveau de la colonie.

 

En fin d’été les ressources se font plus rares et la ruche procède à l’exclusion des bourdons qui deviennent inutiles et trop gourmands en ressources. 

Puis c’est la préparation de la saison hivernale, la ruche va élever des abeilles d’hiver dont la durée de vie sera d’environ 6 mois (soit 8 fois plus longue qu’une abeille d’été).

 

Nous découvrons aussi l’organisation de la colonie et les différentes activités exercées par les abeilles au cours de leur vie, d’abord nourrice, puis cuisinière, bâtisseuse, gardienne, et enfin butineuse.

La complexité et la fragilité de la vie des abeilles est mise en évidence ainsi que la nécessaire protection de la biodiversité.

Les échanges à la suite de la projection du film ont été riches et fortement alimentés par les questions des enfants très curieux et demandeurs de précisions sur la vie des abeilles. Certains points non traités dans le documentaire tels que les menaces du frelon asiatique et du varroa ont été abordés.  

 

La séance s’est clôturée par une dégustation de miels où petits et grands ont pu apprécier les différentes variétés de miel, et leurs différentes textures.

19 août 2025

AU PAYS DE L'ABEILLE NOIRE, prochainement au cinéma à Vaugneray

AU PAYS DE L'ABEILLE NOIRE, prochainement au cinéma à Vaugneray

 

Nous avons beaucoup apprécié ce film, récompensé « meilleur documentaire » au festival Festivache 2025 de Saint Martin en Haut.

 

Dans ce film documentaire, nous sommes embarqués au coeur d’une ruche tronc cévenole, au plus près de la vie d’un essaim.

Nous parcourons les saisons et assistons à l’activité de la ruche en commençant par le réveil printanier, puis l’essaimage et l’élevage des nouvelles reines, le vol nuptial et l’exclusion des bourdons, puis à la préparation de la saison hivernale.

Nous découvrons aussi l’organisation de la colonie et les différentes activités exercées par les abeilles au cours de leur vie, d’abord nourrice, puis cuisinières, bâtisseuses, gardienne, et enfin butineuse.

 

Ce documentaire nous entraine tous, des plus grands aux plus petits, dans la montagne cévenole au milieu de châtaigniers millénaires, dans l’ aventure de la pollinisation qui conditionne notre destin …

 

Nous organisons la projection de ce film et une dégustation de miels au cinéma de Vaugneray les
mercredi 1 octobre et samedi 4 octobre à 14h30 à Cinéval, place du 8 mai 1945, à Vaugneray

Tarifs : Adultes 5 €, enfants 4 € : Paiement espèces ou chèques sur place ou en ligne en suivant les liens suivants :

Lien pour le mercredi 1er Octobre 2025
 
Lien pour le samedi 4 Octobre 2025
 

 

15 juin 2025

Les fondamentaux de l'apiculture douce

Trois adhérent(e)s de notre Association "Les Abeilles Du Jardin" sont allés passer un week-end au Conservatoire d’abeilles noires sur le thème "L’apiculture douce", animé par Kelly Duqueine, salariée du Conservatoire et éleveuse de reines d’abeilles
noires.

 

Conservatoir d'abeilles noires aux Ménuires

Conservatoir d'abeilles noires aux Ménuires

 

Prendre le temps d’observer et de comprendre les abeilles et leur milieu de vie

toutes les races d’abeilles sont différentes et sont plus ou moins bien adaptées au milieu dans lequel on les installe.

 

Choisir une génétique locale adaptée à son environnement

Choisir une abeille locale est
aussi important qu’une abeille noire.

 

Choisir un emplacement de rucher adapté

(orientation est-sud, plutôt en hauteur, pas
humide, peu venté, loin de traitements phytosanitaires...). Privilégier les petits ruchers avec des ruches éloignées les unes des autres pour éviter la dérive et le pillage ainsi que la transmission des maladies. A l’opposé de l’apiculture productiviste, dans la nature, les colonies laissent 500 m de distance entre chacune.

 

 

 

Intervention minimale dans les ruches

caler les visites sur les différentes floraisons plutôt que sur les dates.

 

Ruchers sédentaires et récolte raisonnée

les transhumances à répétition raccourcissent la vie de la reine et ne correspond pas au rythme de vie des abeilles.

Laisser suffisamment de miel dans la ruche pour passer plus facilement la saison chaude et l’hiver


Repositionner l’abeille par rapport à sa raison d’être fondamentale : son rôle de pollinisatrice

 

Se rapprocher autant que possible des conditions de vie naturelles

Elaboration de rayons par construction naturelle;
Pas de traitement chimique et le moins de sirop possible; Privilégier la récolte d’été plutôt que de printemps, le pissenlit est le miel le plus riche pour les abeilles.
Reproduction par essaimage avec fécondation locale.  Une colonie essaime en général tous les 3 ans.

 

Préserver ses bonnes souches endémiques

via leur reproduction par instinct d’essaimage et fécondation locale. Une bonne souche, c’est :
● Une colonie avec génétique endémique;
● Colonie non agressive;
● Colonie avec faible propension à l’essaimage;
● Bonne nettoyeuse;
● Bien structurée et équilibrée;
● Bonne gestionnaire des ressources;
● Bonne résistance aux maladies et parasites.

Ne pas importer de reines ou d’essaims de sous-espèces non locales.

 

Respecter les pollinisateurs sauvages

c'est-à-dire se poser la question de la densité des ruches avant installation ou transhumance.

26 février 2025

Campagne anti-frelons asiatiques dans le Rhône - Planning des réunions CCVL

Campagne anti-frelons asiatiques dans le Rhône - Planning des réunions CCVL

La lutte totale, massive et coordonnée contre le frelon asiatique est déclarée dans le département !

 

Importé accidentellement en France en 2004, le Frelon Asiatique (vespa velutina) est un prédateur redoutable pour les pollinisateurs et la biodiversité. 

La prolifération exponentielle du frelon asiatique devient problématique pour les apiculteurs, agriculteurs, maraîchers, arboriculteurs, et même pour la population générale vue la dangerosité à proximité des nids.

Le piégeage de printemps a pour objectif de capturer les futures fondatrices, et ainsi limiter la création de nids.

La lutte contre le frelon asiatique est donc une affaire de tous : apiculteurs, agriculteurs, maraîchers, arboriculteurs, citoyens.


Les différentes organisations sanitaires apicoles du Rhône, GDS, GDSA69 et GASAR, appuyé par le syndicat d’apiculture, ont élaboré un grand plan de piégeage de printemps 2025.

Des actions de communication sont organisées par les municipalités pour sensibiliser la population à ce problème :

  • le 06/03 à 20 h00 à Brindas (salle du conseil municipal)
  • le 11/03 à 20 h30 à Grezieu (centre d'animation) 
  • le 12/03 à 20h30 à Vaugneray (salle du lavoir du haut)
  • le 12/03 à 20h à Sainte Consorce (salle du conseil municipal)
  • le 13/03 à 19h à Pollionnay (salle de la médiathèque)
  • le 14/03 à 20h à Messimy (salle du conseil municipal)
  • le 21/03 à 20h à Yzeron (salle du conseil municipal)

 

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Calendrier

 

Prochaines activités :

  • 02/03/2026 : Débroussaillage des ruchers - RDV 10h à l'IME
  • 21/03/2026 : Atelier nettoyage de ruche et fabrication de peinture naturelle
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